Un jour, parcourant un magazine de santé, je suis tombée sur cette phrase : «…lorsque les patients parlent du « médecin intérieur », ils ne pensent qu’aux pouvoirs d’autoguérison de l’homme. Ce sont, par exemple, le système immunitaire, la cicatrisation, la consolidation de fractures, qui se réalisent toutes seules, sans notre consentement. »

Cette phrase illustre la plus grande idée fausse que l’on puisse entretenir à propos de l’autoguérison et par la même occasion au sujet de la maladie.

Oui, les processus d’autoguérison se réalisent tous seuls mais certainement pas sans notre consentement !

Il n’y a pas de plus grande erreur que de croire que si, dans notre corps, une chose se réalise « toute seule » cela veut dire que c’est SANS notre consentement. C’est exactement l’inverse.

Les capacités d’autoguérison comme la défense de notre organisme contre les corps étrangers, la cicatrisation, la consolidation de fractures etc… qui s’effectuent au sein de notre corps sans notre attention, et non pas sans notre consentement, ne pourraient absolument pas se faire SANS celui-ci.

Le corps est biologiquement structuré pour la santé et le bien-être.

Bioenergetique, notre corps se recree en permanence

Ses mécanismes pour le maintenir en santé permanente c’est-à-dire tous ces processus naturels d’auto-équilibrages continus et d’autoguérison sont un grand OUI à la Vie, un grand OUI à la vie telle qu’elle se présente à nous.

L’autoguérison est donc une affirmation naturelle de la vie, de l’équilibre et de la santé.

Si naturelle, si évidente, si intrinsèquement liée à la nature de chaque cellule de notre corps, que nous n’avons même pas besoin d’y porter attention. Ce n’est que lorsque la maladie survient que nous sommes déroutés parce que justement la maladie n’est pas un état naturel. Ce n’est que lorsque des symptômes se déclarent, qui n’auraient pas dû se manifester, d’où notre désarroi, que nous nous posons des questions. Que se passe-t-il ? Notre corps fonctionnait si bien avant, tout seul, sans que nous y portions attention. C’est donc que quelque chose s’est arrêté. Mais quoi ? Les processus d’autoguérison justement, qui bien que nous n’y portions pas attention, bien qu’ils se réalisent tous seuls, ne le font pas sans notre consentement.

La maladie c’est l’illustration de ce non consentement. Alors que notre corps est biologiquement structuré pour le bien-être et la santé, la maladie est un non consentement à la vie telle qu’elle se présente à nous, c’est un non consentement à l’autoguérison naturelle du corps. La maladie est un refus, une désapprobation de la vie telle qu’elle se présente à nous.

Nous ne sommes jamais malade par hasard et à y regarder de près nous trouverons, la plupart du temps, un lien avec une relation ou une situation déplaisante, une séparation, un deuil etc…

Autrement dit une expérience de vie que nous n’acceptons pas ou que nous refusons d’intégrer. C’est bien compréhensible, il y a des expériences de vie extrêmement difficiles à vivre ou à intégrer ! C’est alors que nous luttons contre la vie, que nous voyons extérieure à nous mais qui est aussi celle-là même qui circule en nous. C’est alors que ce qui habituellement se passe avec notre consentement, l’autoguérison, ne se fait plus parce que justement nous ne consentons plus, nous refusons ce qui se passe dans notre vie et par extension la vie qui circule en nous.

Après la pluie le beau temps, arc en ciel
Autrement dit nous ne sommes pas malades parce que tout d’un coup notre corps, « tout seul » et « sans notre consentement », se serait mis à mal fonctionner,

nous sommes malades parce que nous avons refusé à notre corps son fonctionnement naturel.

Ce fonctionnement merveilleux qui nous permet d’expérimenter la vie pleinement sans nous inquiéter de quoi que ce soit comme nous l’avons tous fait enfant. Période durant laquelle nous courrions les plus grands dangers de contaminations microbiennes, de fractures, de plaies multiples etc… Mais que nous traversons pour la grande majorité d’entre nous sans encombre, dans la plus grande innocence, parce que nous ne sommes pas encore en conflit avec la vie qui circule en nous. Aucun d’entre nous ne demande à être malade. Aussi, la maladie nous semble vraiment se réaliser « toute seule », hors de tout contrôle de notre part et bien sûr « sans notre consentement ». Qui demanderait à être malade ?

Mais ce n’est pas la maladie qui se réalise toute seule, bien que cela soit vraiment ce que nous avons l’impression de vivre, ce sont les processus d’autoguérison, ce sont les processus d’auto-équilibrage naturel du corps, qui arrêtent de se mettre en œuvre.

Parfois brutalement mais la plupart du temps lentement tant le corps est conçu pour la santé.

C’est pour cette raison aussi qu’il nous semble que la maladie apparaît tout d’un coup parce que le corps a fait tout ce qu’il a pu pour maintenir son équilibre naturel et sa santé avant de « craquer » et d’arrêter ces processus d’autoguérison qui ne peuvent se mettre en œuvre sans notre consentement. C’est la raison pour laquelle il n’est pas toujours facile de trouver le lien entre la maladie et la situation, la relation ou l’expérience de vie qui a déclenché le non consentement en nous.

Ce qu’il faut comprendre donc c’est qu’au cœur même de l’expérimentation de la maladie, les capacités d’autoguérison sont toujours présentes parce qu’elles sont intrinsèques à la constitution du corps humain et donc qu’elles sont toujours mobilisables.

Danseuses joyeuses

C’est parce que ces capacités d’autoguérison sont toujours disponibles que des malades atteints de maladies dites « incurables » ont fini par guérir au grand dam de leurs médecins. Ils ont su rétablir le « courant de Vie » si je peux me permettre de m’exprimer ainsi et l’image est bien réelle, ce consentement à la Vie. Ainsi alors que dans l’état de santé tous ces processus se réalisent sans notre attention, ces malades qui se sont guéris de symptômes divers et variés y compris de maladies dites « incurables » ont su, volontairement et délibérément ou pas mais avec un désir puissant de Vie, s’appuyer de nouveau sur les capacités d’autoguérison intrinsèques du corps.

Il n’est pas naturel d’être malade comme il n’est pas naturel de fumer des cigarettes. Mais chacun sait que d’arrêter de fumer des cigarettes, d’arrêter donc de se rendre malade avec quelque chose qui n’est pas naturel pour le corps, demande une décision consciente et un effort de volonté.

C’est exactement le même processus lorsque quelqu’un veut guérir et se guérir de symptômes qui n’auraient jamais dû se manifester parce que contraire à l’état naturel du corps. C’est LA grande différence entre une recherche de guérison qui consiste à « aller voir quelqu’un qui nous guérira» et « la guérison intérieure » encore appelée « le médecin intérieur ».

Quand on va voir quelqu’un, médecin, praticien, guérisseur et autre personne prétendant détenir un pouvoir de nous guérir que nous n’aurions pas, l’effort de conscience et de volonté est réduit quasiment à zéro. En quelque sorte ce n’est pas nous qui devons faire les efforts nécessaires pour nous guérir d’une situation dans laquelle nous nous sommes mis plus ou moins inconsciemment, c’est le médecin, le praticien, le guérisseur qui doit faire l’effort à notre place…

N’est-ce pas que nous sommes très en colère si le médecin ou autre praticien n’arrive pas à nous guérir ? Mais comment ne pas se sentir impuissant quand on donne son pouvoir, en l’occurrence ici son pouvoir de guérison, à autrui ? Que penseriez-vous de quelqu’un qui souhaiterait arrêter de fumer ou perdre du poids et qui dirait « je m’attends à ce que vous – pas moi, vous – fassiez les efforts à ma place pour que je ne fume plus, que je perde du poids…» ? Pour ces exemples tout le monde comprend l’inanité du raisonnement et de la demande. Pourtant il en est exactement de même pour ce qui consiste à dire « je m’attends à ce que vous – pas moi, vous – fassiez les efforts à ma place pour que je guérisse »…

Le médecin intérieur c’est le pouvoir de guérir que l’être lui-même détient sur son corps,

et non plus ce pouvoir quasi mystique qu’on donne au médecin ou autre praticien, comme enfant nous attribuions des super pouvoirs à nos parents avant de nous rendre compte qu’ils ne sont que des êtres humains sans plus de pouvoirs que nous n’en avons nous-mêmes.

Le médecin intérieur ce sont les capacités d’autoguérison du corps mais aussi les capacités d’apprentissage et de développement dont on oublie très souvent qu’elles font partie du processus de la vie et de donc de l’autoguérison.

En effet, parce qu’elle n’est pas naturelle, la maladie nous amène à nous poser des questions. N’est-ce pas que c’est en se posant des questions que l’on va vers la découverte et la connaissance ? N’est-ce pas que sans questionnement il n’y a pas de développement ? N’est ce pas que c’est de cette manière que l’humanité à progresser ?

Ainsi s’appuyer sur son médecin intérieur c’est faire ce que personne d’autre ne peut faire à notre place dans ce processus de croissance qu’est la Vie et notre vie particulière, spéciale, différente parce qu’unique. C’est chercher et trouver nos réponses, c’est nous développer, c’est croître selon notre propre chemin de vie, nos propres expériences, faciles ou difficiles, agréables ou désagréables, dans la santé ou dans la maladie, nos propres défis à relever.

L’erreur qui est la plus souvent commise en ce qui concerne le médecin intérieur, les capacités d’autoguérison dont les capacités d’apprentissages et de développement font partie, c’est de croire que cela veut dire ne compter que sur soi ou ne pas se faire aider ! Bien au contraire la maladie est en quelque sorte une obligation à s’ouvrir, pour passer du non consentement à la vie telle qu’elle se présente à nous, au consentement et à l’affirmation de la vie, elle peut, même, être pour certains personnes l’apprentissage de s’ouvrir aux autres, l’occasion d’apprendre à demander, l’apprentissage à se laisser aider, soutenir et aimer. On est donc très loin de « ne compter que sur soi » et « ne pas se faire aider ».

S’appuyer sur son médecin intérieur veut dire de se mettre aux commandes de sa guérison.

C’est s’ouvrir, c’est se faire aider mais dans un comportement actif et volontaire pas dans un comportement passif qui consiste à penser plus ou moins consciemment « je m’attends à ce que vous – pas moi, vous – fassiez les efforts de conscience, de volonté, d’apprentissage et de développement nécessaire – pas moi, vous- pour me guérir ».

S’appuyer sur son médecin intérieur et sur ses capacités d’autoguérison veut dire que personne n’est mieux placé que nous pour savoir ce dont nous avons besoin pour guérir selon le rythme qui nous est approprié en tant qu’individu unique avec un corps unique caractérisé physiologiquement par un ADN unique. Il n’y a pas 2 corps semblables ni 2 individus semblables c’est la raison pour laquelle chaque processus de guérison est absolument unique.

« Processus » parce que si nous considérons la maladie comme un non consentement à la Vie telle qu’elle se présente à nous dans notre expérience de vie personnelle alors c’est un véritable chemin qu’il nous faut parcourir pour passer du non consentement au plein consentement à la Vie et à notre vie. Il ne s’agit plus là de prendre une pilule et d’enlever un symptôme mais de guérir au sens profond du terme c’est-à-dire de retrouver son état naturel de santé, de bien-être et de liberté mais d’une liberté accrue, d’une conscience plus grande de soi, des autres et de la Vie. Et d’une fierté aussi.

enfants qui dansent de joie sous la pluie
Celle d’avoir réussi à relever le défi que notre vie nous conviait à relever, que cela soit par l’expérience de la maladie peu importe finalement, parce qu’au bout du tunnel, au bout du chemin de la guérison il n’y a rien de plus beau à re-connaître et à vivre que cette re-naissance consciente, délibérée, volontaire à soi et à la Vie qui circule en nous. Rien de plus beau que ce OUI merveilleux que l’on offre de nouveau à la Vie. Rien de plus bon à ressentir que cet Amour qui de nouveau emplit alors chaque cellule de son corps. Ce consentement plein, enthousiaste, innocent que nous vivions enfant mais cette fois-ci en toute conscience. Le corps a joué son rôle. Notre volonté de croissance a joué son rôle. Notre conscience a joué son rôle. Et nous pouvons être fiers de nous !

En matière de maladie et de guérison, l’erreur très fréquente consiste à croire et par là à attendre d’être guéri(e) pour reprendre « le cours de sa vie « normale » ». Notre vie ne s’arrête pas parce que nous sommes malades. Nous expérimentons la maladie dans cette période de notre vie, c’est tout. Et c’est en faisant face aux défis que notre vie nous convie à relever, là, ici et maintenant, en même temps que nous expérimentons la maladie, que nous sommes pleinement dans notre processus de guérison. La maladie n’aura été qu’un aiguillon pour faire ce que nous remettions à plus tard : vivre notre vraie vie maintenant.

Autrement dit, il ne faut pas attendre d’être guéri(e) pour vivre sa vie telle qu’on la veut vraiment. Il faut vivre sa vie telle qu’on la veut vraiment pour guérir. Ce qui implique obligatoirement des changements.

Le médecin intérieur c’est notre Ame qui nous guide dans notre ré-unification, dans notre ré-union, dans notre réconciliation avec notre vie et avec la Vie.

Il nous faut toujours nous rappeler que nous sommes aimé(e).

Ce texte est inclus dans « Rappelle-toi que tu as une Ame. »

Rappelle-toi que tu as une Ame, Chantal Attia